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Dominance, mythe ou réalité ?


La dominance est une approche sur les comportements canins développée dans les années 80's. Cette approche par du postulat qu'il y a un alpha : le/la dominant/e qui régit le cadre de vie. Et que chaque individu prend un place de dominant ou dominé par rapport aux autres individus. Le raccourci fût vite fait qu'il fallait que l'humain prenne la place de dominant pour se faire obéir du chien.


Une théorie démentie par son propre auteur

Cette analyse a été établie par le scientifique David MERCH sur base d'observation d'une meute de loups adultes, en captivité qui ne se connaissaient pas entre eux. Les loups n'avaient pas assez d'espace pour adopter le comportement d'éloignement. Quelques années après, David MERCH est revenu sur ses propos après avoir analysé une meute de loups sauvages. La meute à l'état sauvage se compose du père et de la mère ainsi que de plusieurs portées (de quelques mois à quelques années). Les parents empêchent naturellement leur progéniture de se reproduire entre eux (comme quoi la nature et bien faite et évite la consanguinité). Les adultes les plus indépendants quittent simplement la sphère familiale et fondent leur propre meute.

Au niveau de la prise de repas, l'étude indique que le couple de parents mange en premier apprend ainsi la patience et la gestion de l'excitation à leur progéniture. Cet apprentissage leur donne les outils nécessaires pour chasser. Dans les cas où la nourriture n'est pas suffisante pour l'ensemble du groupe, les adultes se restreignent pour garantir la quantité aux plus jeunes.


Une théorie trop peu détaillée

A ceci s'ajoute que le chien s'est auto domestiqué il y a plusieurs milliers d'années. Sa génétique : son physique, ses besoins et ses comportements ont évolués au rythme des sélections faites par l'homme. Le chien domestique d'aujourd'hui est donc très différent du loup. S'appuyer sur les comportements du loup pour analyser ceux du chien, revient à analyser les comportements des singes pour comprendre les modes de fonctionnements des humains.


Quelle approche adopter ?

Ainsi, le chien domestique voit le foyer dans lequel il vit comme un groupe social constitué de différents individus. Il intègre parfaitement que l'humain est une espèce différente de la sienne. La comparaison la plus proche serait celle d'une relation parent / enfant qui demande un équilibre entre exigence et bienveillance. C'est aux humains d'écrire le cadre de vie en prenant en compte les besoins spécifiques de l'espèce canine.

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